Short Story Writing Competition 2011 (Category: French Language) Organised by the President's Fund For Creative Writing under the aegis of Ministry of Arts and Culture

September 27, 2011

"Ce que je pense sur le système (éducatif), reste qu'une pensée parmi des millions autres, et malheureusement demeure ainsi, une pensée." C.G
 
De l'auteur "Opinion fataliste qui fut métamorphosée après mûre réflexion. A aucun moment, j'ai voulu condamner les/des personnes ou le système. Certes, je veux qu'on réfléchisse dessus. Les points qui ont été soulevés ne sont guère fatalistes mais travaillés pour une bonne lecture."
 
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A l’école, il y a les élèves très intelligents, moins intelligents et ceux qui sont carrément bêtes. Je suis parmi les anciens, anciens dans les sens que je forme parti des élèves qui furent admis les premiers. Revenons sur les différents types d’élèves. Je suis sûr que vous aussi vous n’avez pas porté attention à un des types en particulier ; les élèves de la pré-vocationnelle, qu’on appelle tout simplement les Prévocs ou PV.
 
Les Prévocs sont ces élèves qui ont failli académiquement en primaire. Ils sont donc admis dans des collèges où ils apprennent des choses de base, l’anglais, le français et les mathématiques qu’ils ont fait en troisième et toutes les matières qui pourraient peut-être leur servir dans un avenir où ceux qui détiennent un degré sont au chômage.
Darel, est l’un d’eux. Darel, l’enfant terrible comme on le surnomme ici, à l’école. Darel, celui sur qui tout le monde se défoule. Au moins il aura servi à quelque chose ce Darel là...
 
Un jour, je m’étais sauvé d’une classe de mathématique, que d’ailleurs je le considère comme étant inutile, je marchais vers les toilettes. Là j’ai vu Darel, l’enfant terrible mais qui était terriblement terrorisé. J’étais surpris mais je ne me tracassais pas, après tout ce n’était que Darel, celui qui fait chier tout le monde, celui qui prend un plaisir immense, même inhumain à emmerder les autres, et celui qui se fichait totalement de l’opinion qu’on pourrait avoir à son égard.

Le même après midi je l’ai revu à nouveau. C’est là que je me suis souvenu de ce que j’avais vu le matin, l’enfant terrible terrorisé.
Souvent plusieurs cas sont rapportés contre lui :
- Darel m’a pincé !
- Moi il m’a frappé !
- Madame, Darel a volé mon ballon.
-Darel ? Uhhh,si c’est Darel, c’est sûr qu’il a fait quelque chose !
-Darel ? Encore ? En grosso modo vous avez eu une idée de qui est Darel.

Une vie sans réflexion est une vie qui ne mérite pas d’être vécue. Le soir ce phénomène DAREL me tracassait. Je m’étais décidé, demain, je lui parlerais, mais quoi dire ?
Et ce que je lui dirais, servira-t-il à quelque chose ?
Est-ce qu’il prendra la peine de m’écouter ?
Toutes ces questions sans réponses.

Et puis merde, une vie avec trop de réflexion aussi ne mérite pas d’être vécue !
 
Le lendemain matin, l’école était bouleversée, comme tous les jours d’ailleurs, si ce n’est pas Darel, c’est un autre. Si ce n’est pas l’autre c’est quelqu’un d’autre. Mais il y a toujours quelqu’un. C’est cela l’école, mon école.

Je disais qu’il y avait toujours quelqu’un. Rohan qui a bu et qui s’est soulé près des escaliers, Kevin qui venait de gifler une fille, pas trop innocente non plus, parce qu’elle a eu l’audace de lui dire non. NON, ce mot que l’égo de mâle refuse catégoriquement. Ce mot qui lui pousse à utiliser sa force physique, si ce n’est pas verbale. Mais c’est juste un mot après tout ! Et moi, qui ne cesse d’éviter, pour ne pas dire de me sauver, des classes en inventant toutes sortes de prétextes, justement ce n’est pas justifiable mais je le fais quand même.
 
Les punitions ? Mais nous n’en avons pas ! Nous ne les méritons pas, parce qu’après tout, nous sommes les élèves du ‘main stream’, les intelligents, les responsables, les élites ! Nous punir, serait inacceptable. Les parents se révolteront. Les contacts commenceront à faire surface. Disons que la punition est minime, je dirais même très minime.

On étouffe l’affaire de Rohan sous prétexte que cela va gâcher son avenir, et on sait que son avenir est dans le business de son père, Kevin demande des excuses qui sont acceptés par la fille, parce qu’elle savait qu’elle avait mis du parfum dans la gourde de Kevin, que ce dernier ignorait encore, et moi comme punition j’ai eu à écrire une rédaction sur ‘L’importance de l’éducation’ que j’ai copié d’un livre de la bibliothèque et que personne n’a su, parce que personne ne lit de nos jours, heureusement pour moi d’ailleurs.

Darel est âgé de treize ans. Il éprouve des difficultés à écrire et à lire mais il joue bien le football.
Le dernier jour du premier trimestre était une journée d’activité. Je crois que c’est le seul jour de l’année où il est vraiment très content. Il a joué au Playstation, a dansé, a pris part dans les différentes compétitions. Il a même remporté le prix du plus gros mangeur – il a avalé une douzaine de pots de yaourt en dix minutes, faut être inhumain pour battre ce record !

 Certains élèves disaient qu’il a gagné parce qu’il mangeait rarement le yaourt, les mauvais perdants… Moi, je l’ai juste pensé !
 
Mais cet évènement m’a traumatisé. Ce jour-là, Darel jouait au ballon dans sa classe avec ses amis quand soudain Monsieur Linsey est entré dans la classe, furieux. Monsieur Linsey était du genre, soi-disant justicier, les règles avaient une importance extrême pour lui, peut-être c’était dû au fait qu’il travaillait sous contrat et il devait se montrer digne du statut de permanent, montrer qu’il méritait ce poste plus que les autres, puisqu’il était diligent à souhait. Il entra dans la classe et avec une intention purement mesquine et méchante, il donna un coup de pied à Darel.

Le pied de Darel s’enfla rapidement. Ce n’était pas une égratignure, il était blessé. Même sauvagement agressé. Ce scénario ne s’était jamais produit avec d’autres élèves auparavant, du moins, à ma connaissance, et elle est assez grande…

Ce qui était le plus surprenant, c’était que Darel a accepté ce geste, comme étant normal, il a été puni selon lui. Ce geste cruel. Ce geste qu’on qualifie comme maltraitance et illégal. Ce geste que l’autorité condamne avec l’aide du Child Development Unit (CDU). Ce geste qui m’a marqué...

J’étais dans le bus d’école, vers Mahebourg, pas pour aller à la plage mais aux leçons, ce qui était dommage d’ailleurs. J’avais mes écouteurs et tout mon corps rythmait la musique.
 
Darel s’amusait à retirer le chapeau d’un petit garçon. Une fille est surgie de nulle part et a commencé à l’injurier. Bien sûr que c’était un acte héroïque pour cette dernière, osé tenir tête à Darel. A ma grande surprise, si je puis le dire, Darel a commencé à l’étrangler. Oui, à l’étrangler. Ce n’est pas tout, il s’est même permis de cogner la tête de la fille contre la vitre de l’autobus. Il a fallu l’intervention du conducteur pour le calmer. Il était complètement hors de lui, certains diraient qu’il était dans son état normal, mais je voyais quelque chose d’autre que la colère. La frayeur. Il s’était senti menacer devant tous ces regards…

Ce que j’ai remarqué chez lui, c’est qu’il était méchant seulement avec ceux qui l’agaçaient en montrant leur supériorité à son égard. Personnellement je n’ai jamais eu de problème avec lui, sauf le jour où il avait taquiné mon amie, et mes amis et moi, nous l’avons couru derrière, et lui a, disons fait regretter son geste. Maintenant c’est moi qui regrette le mien.
 
Le matin suivant l’agression de Darel dans le bus, il fut convoqué au bureau. Le père de la fille était furieux, la police était là. Les policiers l’ont emmené à la station de police et ses parents furent interpelés, la routine quoi !

Son père n’est jamais venu, sa mère quant à elle, arriva dans l’après-midi à l’école. Darel fut retourné à l’école après avoir passé deux heures seul à la station de police.
 
La mère en sanglot a fait part qu’elle ne pouvait plus contrôler ce dernier : « Il n’écoute pas. Il ne communique pas. Il fait ce qu’il veut. »

Elle s’excusa du comportement de son fils auprès du père et de la fille. Ces derniers acceptèrent les excuses à condition que cela ne se reproduise pas à nouveau, sous aucun prétexte. Pendant la récré du jour suivant, j’ai vu la fille. Je lui ai côtoyé pour lui demander si elle allait mieux après cet incident traumatisant. Elle me répondit qu’elle allait pour le mieux.
 
Curieux, je voulais savoir pourquoi Darel était si enragé. Elle m’a dit ce qu’elle lui avait dit. C’était disons mal placé. Quand elle a demandé à Darel d’arrêter d’agacé le petit, ce dernier lui a répondu sauvagement. Et il ne faisait qu’à sa tête.
« Est-ce une façon à parler avec une fille, Darel, tu n’as pas de respect ! » lui dit-elle. Et avant même qu’il ait pu la répondre, elle ajouta :
 « C’est normal que tu parles comme cela, c’est la façon dont les clients traitent ta mère, mais tu sais quoi, je ne suis pas ta mère. Alors... »
 
Et elle n’a pas pu continuer sa phrase… elle était contre la vitre.
 
Je me suis tout de suite mis à la place de Darel. Pour être franc, j’aurai fait la même chose à cette fille. Etre une prostituée n’est jamais par plaisir ou par choix. On a toujours une contrainte, une raison. La raison que la mère de Darel fasse cette profession, oui profession, c’est parce que son mari est en prison depuis neuf ans. 

La prostitution est une des plus vieux métiers du monde, dirait-on souvent. Quand les soldats partaient en guerre pendant un période de trois, quatre ans ou même pour toujours, c’était assez commun même très commun de mourir pendant la guerre, les femmes, femmes au foyer à cette époque, devaient trouver un boulot pour pouvoir nourrir la famille, et les enfants. Celles qui étaient chanceuses travaillaient comme bonnes ou nourrices, les moins chanceuses elles, devaient trouver une autre solution, notamment la prostitution. Se livrer le corps à des gens pour de l’argent, je trouve cela courageuse. Les hommes si leurs femmes les quittaient ou mourraient, ils sombreraient dans l’alcool ou trouveraient simplement une autre femme pour s’occuper de leurs maisons, enfants et pulsions sexuelles.
 
Darel avait alors quatre ans quand son père voleur alors, a accidentellement tué une vieille lors d’un braquage. Quant à son Co-équipier,il a écopé d’une amende de 50 000 roupies et cinq ans de prison tandis que lui, pour simplifier… il n’avait pas un avocat compétent.
A l’école Darel a une réputation. Pas vraiment fameux, mais notoire quand même – c’était ça ou rien.
 
L’hiver approchait, à Nouvelle-France, pôle nord de cette île. Et ceci n’est pas l’histoire d’un pauvre garçon qui n’avait pas de quoi se couvrir, loin de là, Darel volait, prenait par force, les tricots qu’il trouvaient classe étaient au moins une fois sur ses épaules. Cela ne durait jamais plus qu’une journée car il finissait toujours par être dénoncé. Comme je le disais souvent, être trop connu n’est pas forcément une bonne chose.

La vie de ce dernier ne s’améliora guerre, c’était devenu une routine de battre et d’être battu. Une routine de quatre ans. Une routine de toute son enfance et de toute son adolescence. Répondre la violence par la violence. Comment pouvons-nous reprocher à Darel ?

Lors d’une de mes promenades dans l’école, j’ai vu un concierge gifler Darel à plusieurs reprises. C’était inutile d’intervenir, parce qu’il n’aura qu’à dire que Darel a dit ceci ou a fait cela. C’était trop facile.
 
Dans mon école il y a environ cent enseignants. Parmi ces cent enseignants, disons une dizaine travaillaient avec les prévois. On a tendance à sous-estimer ces élèves qui bien qu’ils soient académiquement faibles, peuvent briller dans d’autres domaines tels que la plomberie, l’électricité, le bois, les dessins, la danse, et la musique. Malheureusement il n’y a pas de facilités pour pratiquer une diversité éducative. Tandis que pour les élèves de la ‘main-stream’ il y a trois laboratoires de physiques, deux de chimies et trois de biologies. Diverses technologies pour faciliter la tâche des élèves, des solvants qui coutent très chers, des équipements qui nécessitent l’assistance des personnelles et un environnement sain pour mieux apprendre.

Dépenser de l’argent inutilement pour équiper les classes des élèves de Prévocs, hors de questions ! Le Parents Teachers Association (PTA) ne permettra jamais une chose pareille même si tous les étudiants payent le même montant chaque année, tandis que les parents de ces élèves sont moins ou ne sont pas si affluents que les autres parents.
 
Un professeur, l’image d’être savant et qui prône la connaissance, m’a un jour dit alors que j’étais dans la bibliothèque, oui ça m’arrive parfois mais pas quand le prof est absent, que c’est inutile d’avoir des élèves de Prévocs dans une école. Selon lui, cela nuit à la réputation d’un établissement. 

Mais je pense que trente-trois élèves sur une population de huit cent cinquante élèves, que pourraient-ils bien faire ces élèves-là ? Avec une minorité si dense, quels dégâts pourraient-ils bien causer ? Même si je suis nul en mathématique, je crois que ce n’est pas logique de dire que ces trente-trois élèves nuisent à la réputation de notre collège tandis que les huit cents dix-sept élèves ne font rien de mal ou ne sont pas de source des problèmes quotidiens à l’école. Bien que je ne fusse pas tout à fait d’accord avec ce premier, je ne lui ai rien dis parce que je pensais la même chose il y a un an de cela.
L’éducation est gratuite en France tout comme à Maurice. Le but est d’éduquer le plus de monde possible. L’éducation qu’on donne aux Pré-vocs, est-elle utile ? Sert-elle à quelque chose ou ce n’est qu’à cause de la loi qu’on garde ces élèves jusqu’à leurs seizième année eà l’école ? Est-ce qu’ils ont le respect comme les autres élèves ? Est-ce ‘normal’ ?
 
Il ne restait que deux classes pour que la journée se termine. C’était une longue journée fatigante et stressante, les examens s’approchaient. J’étais convoqué au bureau où j’ai appris que je devais assister à une causerie organisé par le Ministère, présenté par des professionnels du Child  Development Unit (CDU). Il n’y avait rien à faire, il fallait que j’aille. Une fois assisse, j’ai constaté que même la rectrice y était présente. Donc la causerie commença et j’écoutais attentivement les conseils, les mesures qu’on a prises, qu’on prendra, qu’on doit prendre pour protéger l’enfant. L’enfant ne doit pas être battu, il doit être respecté, il doit avoir une famille stable, il doit se sentir voulu, ainsi de suite. Je n’ai pas pu écouter attentivement car justement je pensais à un enfant en particulier qui n’avait rien de tout cela.
Quand soudain les mots de la rectrice me secouèrent.
-  «  Darel, il mérite les coups qu’on lui donne » dit-elle.
 
Mais ce que je n’ai pas compris c’est que la causerie était pour la protection des enfants contre la violence à la maison et à l’école. Et voilà que la rectrice, disait que c’était justifiable de tabasser Darel, justement puisque c’est Darel. J’ai tout de suite compris cette mentalité, pas que de la rectrice, mais aussi du prof et tant d’autres personnes. On est tous pour la liberté d’expression. Mais c’est quoi la liberté d’expression si on n’aime pas ce que la personne qu’on déteste a dit. Darel est un enfant franc, qui n’a rien à perdre ou à gagner, c’est pour cela qu’il ne ment pas, quoique pour éviter les coups, c’est justifiable.
L’année scolaire va prendre fin dans quelques mois. Darel passe ses derniers mois à l’école. Il est devenu incontrôlable. Ces bêtises ne sont plus par malice ou par mesquinerie, ce sont devenues des bêtises graves. Il a mis le feu dans les poubelles. Il a giflé une institutrice qui lui a d’abord giflé. Il n’a plus peur des coups. Peut-être il a développé un remède contre la violence – être encore plus violent !
 
Bien qu’il n’ait pas encore l’âge pour travailler, il ne saura rien faire. Il n’est ni habile avec le bois ni avec le métal. Il n’a jamais eu une classe d’électricité ou de plomberie. Il sait lire, un peu, mais n’arrive pas à comprendre tous les mots. C’est comme s’il avait des ailes mais il ne savait pas voler, des nageoires mais il ne savait pas nager, une vie mais ne savait pas comment la vivre.
 
Demain moi, j’aurai dix-huit ans. Je serai un adulte, jeune adulte. L’an prochain si j’ai une bourse d’étude, je quitterai le pays, si je ne l’ai pas, je quitterai le pays quand même. Je ne sais pas vraiment ce que j’aurai comme profession ni la personne que je deviendrais mais je sais quel type de personne que je ne veux pas devenir. Après je me marierais avec une femme dont je serais très amoureux. On aura une fille et un garçon. Ma vie est toute tracée. Je ne me réjouis pas trop mais je ne suis pas triste non plus, plus maintenant.
 
 
Dans un mois l’année scolaire va se terminer. J’aurai mes examens, je vais les réussir.  Je dois les réussir. Mais l’épisode qui me tracasse plus est que Darel ne vient plus à l’école. Je ne sais pas ce qu’il est devenu ni où il est. A l’école personne n’a remarqué son absence sauf ceux qui travaillent dans le bureau bien évidemment. Et je suis sûr qu’ils se réjouissent de son absence. Au moins il aurait dû terminer sa dernière année scolaire, prendre part aux examens, peut-être qu’il aura eu un boulot après grâce a cela vu qu’il n’est pas doué en autre chose autant que je sache, et j’en sais des choses.
 
 
Un moment qui m’a fait marrer est ce jour que je l’avais rencontré à Plaine Magnien au début de l’année. Il allait à la boutique à vélo. Mais il y avait un clochard ivre qui m’agaçait depuis un certain bout de temps. Il voulait me soutirer de l’argent. J’étais une proie facile, même trop facile. J’étais seul et lui il avait ses potes clochards. Je n’osais pas lui dire des trucs vulgaires ni d’avoir recours à la violence. Mais le clochard était coriace. C’est alors que j’ai vu Darel au loin me faisant signe de la main. Il est venu, et sans que j’aie eu à dire quelque chose il a jeté, carrément envoyé, son vélo sur l’homme en question, m’a serré la main et puis s’est enfuit en courant, laissant son vélo à terre. Les clochards s’étaient mis à sa poursuite et moi j’étais libre, sauver. Il a couru en criant et en riant en même temps, je crois que c’était la première fois que je l’avais vu si content et si sûr de lui-même. Il savait qu’il avait fait quelque chose de bien, peut-être faisait-il beaucoup de choses de bien aussi mais on n’a jamais voulu le comprendre ni prendre le temps de le comprendre.
 
 
Fini les examens, les grandes vacances enfin ! Darel n’est jamais venu prendre part aux examens ni ne s’est-il pointé pendant les jours d’activités. Peut-être qu’il en avait marre d’être une victime familiale et scolaire. Il voulait vivre sa vie d’une autre façon. Les coups de poings et coup de pieds qu’il a subi par des professeurs, concierge, autres élèves, peut-être même à la maison, presque certainement. Le système exige qu’on aille à l’école jusqu’à nos seize ans. Il a essayé de suivre le système, a été forcé d’y entrer mais il n’a pas été assez guidé. C’est l’histoire d’une vie marquée ou…manquée ?

 

 

 

Chetan Gukhool  27.09.2011

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